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Christine Inger est
doublement une Bretonne de la diaspora puisque née en Normandie et résidente à Athenes,
épouse d'un Grec. Loin d'atténuer son sentiment d'identité bretonne, cette situation la
conduit à promouvoir les échanges entre la Grèce et la Bretagne, via son projet
d'association bretonne de Grèce ! Mais lisez vite son courrier !
Mes origines bretonnes
Je suis née au Havre en 1962, cette ville de
Haute-Norandie dont une large partie de la population est d'origine bretonne en raison de
son activité portuaire. C'est ainsi que ma famille maternelle Aillet/Roncelli, originaire
des environs de Dinan, s'installa en 1935 au Havre, port d'attache de mon grand-père
navigateur. Restée fière de mes origines bretonnes, je découvris la Bretagne en allant
chaque année retrouver ma famille éparpillée dans toute la région et, avec mes
meilleures amies du Havre, toutes bretonnes, passer mes vacances dans notre maison de
Plouër-sur-Rance.
Mais très tôt, j'ai eu le goût des voyages. La proximité du Havre avec les côtes
anglaises et irlandaises m'a permis de visiter régulièrement l'Anglettere et surtout
l'Irlande, pays celtique où j'ai encore des attaches amicales. Il m'a donc semblé
naturel de mener des études supérieures de Tourisme et, une fois obtenu mon BTS
Tourisme, je devins, à l'Office de Tourisme du Havre, guide et hôtesse chargée de la
promotin de la ville et de sa région.
Vers la Grèce et les Etats-Unis
Mais l'envie de découvrir d'autres horizons étant plus
forte, j'ai accepté tout de suite de partir en Grèce, pays que je connaissais déjà
comme représentante locale de Cruise Air. Pendant quatre ans, les longues saisons
touristiques m'ont fait découvrir la Grèce avec un regard différent de celui des
touristes. C'est durant la dernière année que j'ai rencontré mon époux Takis
Karpoutzoglou, de nationalité grecque, étudiant en journalisme aux Etats-Unis.
Nous avons vécu près de quatre ans à New-York, ville fascinante par son architecture et
son rythme de vie. J'ai suivi des cours de langue et de culture au Hunter College et ai
poursuivi ma carriere professionnelle dans le tourisme, notamment chez Go Voyages comme
responsable d'un département des Ventes. J'ai ainsi rencontré beaucoup de membres ou
responsables d'associations de la communauté grecque, et connu quelques Français dont
une amie bretonne de Nantes.
Intermède
à Paris
Fin 1990, nous venons à Paris, où je reprends une
activité professionnelle : Commerciale sédentaire, puis Responsable Marketing chez
British Airways. Ce retour en France me permet de retourner à Plouër-sur-Rance et de
révéler la Bretagne à mon mari. Il a adoré ses paysages naturels et ses côtes
sauvages, la mer iodée et les grandes marées incitant à la pêche, la campagne et ses
produits fermiers, l'action, l'accueil chaleureux des Bretons, l'histoire de la région et
son architecture typée sans oublier les spécialités culinaires et les pulls typiquement
bretons. Depuis, il comprend mieux l'identité bretonne à laquelle je suis si attachée
comme tant d'autres.
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L'installation en Grèce
Depuis deux ans, nous vivons à Athènes et retournons
chaque année en Bretagne où réside désormais ma famille. Et nous constatons des
similarités entre la Bretagne et la Grèce : un passé historique fascinant, une
identité culturelle forte marquée par la mer, un peuple fier de ses origines et de sa
langue, et très hospitalier, un art traditionnel toujours vivant, aux plans musical et
chorégraphique notamment...
Bien sûr, il y a des différences. Au coeur des Balkans, au croisement des cultures
d'Asie, d'Afrique et d'Europe, la Grèce d'aujourd'hui est en même temps un pays de la
CEE qui vit au rythme du prochain millénaire en vue des Jeux Olympiques de 2004 prévus
à Athènes. Pays de culture, mais aussi d'agriculture, de tourisme et de transports
maritimes, la Grèce est réceptive aux nouvelles idées pour développer ces secteurs.
Des étudiants grecs sont ainsi venus récemment étudier l'agro-tourisme en Bretagne.
D'autres échanges sont en vue, notamment dans les domaines de l'agriculture et de la
thalassothérapie. Par sa position géographique privilégiées, la Grèce attire de
nombreux investisseurs du monde entier, et des entreprises s'y implantent ou créent des
antennes régionales.
Très cosmopolites, les grecs aiment voyager, en particulier en France. Mais il reste à
découvrir la Bretagne culturelle, économique et touristique ! Quant aux voyageurs
bretons, ils seront émerveillés par la "Polynésie" héllenique et la richesse
culturelle de la plus vielle civilisation européenne.
L'apport
des Bretons de l'exterieur au développement de la Bretagne
Aimer la Bretagne, se sentir Breton, Voila des
sentiments forts. Les dévoiler et faire connaître la culture bretonne est encore mieux.
Nos amis nous entendent souvent évoquer la Bretagne, et sont fascinés par nos photos,
nos peintures, nos livres et nos histoires vécues en Bretagne. Devenue maman récemment,
j'ai réalisé, de par mon expérience personnelle, l'importance des contacts
privilégiés avec les originaires d'une même région et de la transmission de sa culture
aux jeunes génération diasporique. Par ailleurs, la Bretagne, l'une des seules région
de France à posséder une aussi forte identité culturelle, a beaucoup à offrir en
Grèce. Alors c'est à nous Bretons de Grèce, de promouvoir la Bretagne !
C'est pourquoi je souhaite créer une association bretonne en Grèce, pour y
rassembler les personnes originaires de Bretagne, et celles qui y vouent un intérêt,
quel qu'il soit, afin d'organiser des manifestations. Cette association activerait des
échanges entre Bretons et Grecs et contribuerait ainsi au développement de la Bretagne.
Je lance un appel à tous ceux qu'intéressent cette belle aventure... bretonne !
Christine Inger est déléguée OBE en Grèce : 28, rue
Polémi - 11141 ATHENES Tél./Fax 00 (30) 1 20 13 773
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