| Pierre-Yves
Moign, Brest (Finistère), 5 septembre 1927 Sources : Dictionnaire des compositeurs en Bretagne |
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Fils et petit-fils d'officiers supérieurs de la Marine, Pierre-Yves Moign a lui choisi la musique. Il fait de solides études de piano et entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient, en 1952, un 1er prix de contre point. Sa première œuvre donnée en public fut la musique de scène du premier spectacle du mime Marcel Marceau, en 1948. Comme de nombreux compositeurs de sa génération, il s'intéresse aux musiques ethniques et étudiera plus particulièrement la musique traditionnelle de Bretagne, son pays d'origine, et celles des pays celtiques. S'inspirant de la musique populaire bretonne, il écrit, en 1953, la musique d'une comédie musicale sur des dialogues de Glenmor. Par la suite, il crée des ensembles de musique traditionnelle avec lesquels, sans concession au pittoresque, il va dégager les spécificités de la musique bretonne, sa valeur expressive et ses différentes facettes. Tour à tour il fonde, en 1956 : Son ha Koroll avec lequel il réalise 3 disques chez Barclay et passe à l'Olympia, à Paris ; en 1961 : Les Kabalerien avec lequel il enregistre également des disques, au Chant du Monde notamment, et fait, jusqu'en 1972, de nombreux galas, tournées, émissions de radio et télévisions en France, Allemagne, Suisse, Belgique et Grande-Bretagne. En 1964, il compose la musique des Ballets Populaires Bretons de Rennes, puis celle des Ballets Populaires de Quimper, montrant que la musique bretonne n'avait rien à envier à la musique populaire d'autres pays, notamment celle des pays de l'Europe de l'est. Il va innover dans un autre domaine en écrivant, durant cette période, pour divers ensembles vocaux et instrumentaux, notamment des groupes d'instruments traditionnels, jouant ainsi un rôle de précurseur dans le "revival" de la musique folk des années 70, en Bretagne. Cependant, dès 1960, il s'intéresse aux problèmes de l'enseignement musical, étudie surtout les méthodes actives - plus particulièrement les méthodes Orff et Kodaly - en vue de leur application à la musique traditionnelle bretonne. Au début des années 70, avec l'association War Hentou Breizh (sur les chemins de Bretagne) dont il est le président fondateur, il met en pratique, avec plusieurs collaborateurs, un enseignement de la musique bretonne pour les enfants. Avec cette même association, il crée et dirige une chorale de près de 100 participants, pour laquelle il écrit des harmonisations dont la qualité renouvelle le répertoire de musique traditionnelle des chorales de Bretagne. Enfin, il est souvent sollicité pour faire des conférences sur la musique traditionnelle. En 1972, P.Y. Moign décide d'axer ses activités essentiellement sur la composition musicale, qu'il n'avait jamais totalement abandonnée. Déjà en 1968, une de ses œuvres, pour orchestre symphonique, avait notamment été créé à Rennes, attestant ainsi son sens de l'orchestration. Ainsi, après s'être approprié le passé et notamment sa tradition musicale, P.Y. Moign a montré son intérêt pour tous les genres et les formes de musique ainsi que, avec ses dernières œuvres, un refus de tout dogmatisme ; son écriture se situant au confluent de plusieurs influences caractéristiques de notre époque Depuis 1978, P.Y. Moign dirige un centre un centre culturel à Brest : le Centre Breton d'Art Populaire, créé sur son initiative et qui a pour objet de développer le patrimoine artistique de la Bretagne sous toutes ses formes. Ce centre possède aujourd'hui une école d'arts traditionnels de plus de 300 élèves. Parmi les nombreux spectacles, concerts, conférences et animations organisés par P.Y. Moign, il faut noter les rencontres "Arts Traditionnels et Société Contemporaine" auxquelles participèrent des spécialistes internationalement reconnus, et un Rassemblement Interceltique de Chorales. |
Œuvres
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