Trois adeptes de paganisme écroués
pour profanations
25 juin - Trois hommes soupçonnés
de destruction et de dégradation de sites religieux en Bretagne
ces dernières semaines ont été mis en examen
et placés en détention, a rapporté lundi le
procureur de la République de Quimper.
Ils voulaient dénoncer « le trop grand intérêt
porté selon eux à la religion et aux édifices
catholiques au détriment des sites qui sont l'expression
des cultures païennes anciennes et traditionnelles de la Bretagne »,
a déclaré Anne Kayanakis.
Ces trois hommes, âgés de 21 et 22 ans, qui se réclament
d'un groupuscule baptisé TABM pour « True Armorik
Black Metal », ont reconnu avoir provoqué l'incendie
qui a détruit la chapelle de Loqueffret, datant du XVIe siècle,
survenue le 16 juin dans le Finistère.
Mis en examen pour « destruction par incendie en bande
organisée » et « destruction et dégradation
de biens d'utilité publique », ils ont reconnu
être les auteurs en outre des saccages de huit autres sites
religieux depuis le 8 mai dans la région de Quimper
et le Sud Finistère.
Ils sont passibles d'une peine maximale de vingt ans de réclusion
criminelle.
Selon les gendarmes chargés de l'enquête, l'incendie
de la chapelle, inscrite aux monuments historiques, pouvait signifier
une étape nouvelle dans les dégradations qui se limitaient
auparavant à des croix de granit renversées sur des
calvaires et à des inscriptions sur les chapelles.
Dans une lettre adressée la semaine dernière au quotidien
Le Télégramme de Brest, le groupuscule, qui
se disait « antiéclésiastique »,
se posait en défenseur des « racines celtiques »
et menaçait de « frapper encore, encore et encore ».
Sept personnes avaient été interpellées par
les gendarmes jeudi dernier dans la région de Quimper. Quatre
d'entre elles ont été mises hors de cause.
Selon le procureur de Quimper, ces jeunes hommes, qui se défendent
d'être « sataniste » ou « national-socialiste »
comme certaines mouvance du courant musical « Black Métal »,
n'avaient pas de signes vestimentaires d'appartenance particuliers.
Employé d'une collectivité territoriale pour l'un
d'eux ou sans activité, ils se réunissaient parfois
la nuit sur des sites mythologiques de la forêt de Huelgoat,
dans le centre de la Bretagne, pour écouter de la musique.
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